À propos Méthodes et autres informations

Bureau Dr. Saint-Georges

Dr Saint-Georges

Dr Saint-Georges vous offre une expertise fondé sur 25 ans en salle d'urgence et 15 ans en gestion de la douleur chronique musculo-squelettique. Il peut donc gérer tous les problèmes d'urgence mineure que vous devriez normalement adresser à une salle d'urgence du réseau publique...

Méthodes

Un service d'urgence mineure fondée sur une science médicale à jour et une expérience de 25 ans.

Une gestion de la douleur inspirée par 15 ans d’expérience en pharmacologie de la douleur et en infiltration de la majorité des sites responsable de la douleur chronique :

  • Infiltrations cortisonnées articulaires, tendineuses et ligamentaires
  • Une infiltration se définit par l'injection d'un produit, souvent à base de cortisone, dont le but est de soulager les douleurs liées à un spasme/inflammation local. Pour plus d'informations...
  • Infiltrations myofasciales et ligamentaires avec xylocaïne sur « trigger point » …voir www.triggerpoints.net, CHUM et AAFP
  • Épidurales caudales à base de cortisone pour lombalgies sur hernies discales, sténoses spinales et discopathies dégénératives…
  • Infilrations articulaires et tendineuses au PRP/plasma riche en plaquettes
  • Infilrations à viscosuppléance aux genoux, hanches et épaules
  • Approche échoguidage sera utilisée au besoin.

Le tout, lorsque nécessaire, complété par une approche pharmacologique et le soutien de physiothérapie, ostéopathie, chiropraxie, psychothérapie, etc.

Informations aux patients:

J'adresse toutes les formes de douleurs chroniques :

  • Articulaires (arthrose, arthrite, ostéoarthrite, synovite, capsulite, chondropathies)
  • Tendineuses (tendinite, tendinopathie, enthésopathie)
  • Musculaires (myofasciale)
  • Ligamentaires
  • Fasciales (fasciite plantaire, tunnel carpien)
  • Viscérales (côlon irritable, crohn, cystite interstitielle, pancréatite chronique)
  • Neuropathiques (névralgie faciale trijumeau, post herpétique/zona, diabétique, sclérose en plaques, algodystrophie/SDCR/syndrome de douleur chronique régionale/syndrome sympathique réflexe)
  • Neurophysiologiques (fibromyalgie, parkinson)
  • Inflammatoires systémiques (arthrite/rhumatoïde/séronégative, polymyalgia rheumatica)
  • Lombalgiques (lombosciatalgie, hernie discale, sténose spinale et foraminale, discarthrose, discopathie, arthrose facettaire)

 

Au sujet de la douleur et ses traitements :

La douleur est la raison de consultation la plus fréquente au niveau mondial. Celle-ci peut être classifiée en douleur aiguë ou chronique. 30 % de la population souffre de douleur chronique. Le coût de la douleur chronique à l’économie américaine était estimé à 200-300 milliards par année aux USA.

La douleur aiguë (moins de 3-6 mois) est en général, secondaire à un traumatisme, une chirurgie ou une maladie. Elle disparaît généralement avec le processus normal de guérison.

Par opposition, la douleur chronique perdure malgré le fait que la maladie responsable de cette douleur soit guérie. Elle est considérée aujourd’hui comme une maladie en soi et est souvent d’origine biopsychosociale. La douleur chronique peut produire des émotions négatives chez la personne souffrante, telles que la rage, l’angoisse et le désespoir en plus d’altérer la personnalité, les cycles normaux du sommeil et l’appétit ainsi que de diminuer l’activité physique. Mais encore, elle peut être la cause de fatigue et d’épuisement. Au niveau interpersonnel, elle peut interférer aussi dans les relations de travail, de couple et de famille.

Il y a parfois une interaction dangereuse bidirectionnelle entre la douleur chronique et les émotions négatives. Il y a aussi une interaction dangereuse entre la douleur aiguë et les traumatismes émotionnels antérieurs (SSPT/ESPT/TSPT/syndrome de stress post-traumatique) qui peuvent faciliter la chronicité.

Il existe aujourd’hui de nombreuses thérapies médicales et non médicales pour soulager la douleur chronique, mais elles peuvent rarement l’éradiquer. Il faut plutôt espérer un soulagement pouvant permettre une qualité de vie raisonnable, adaptée à sa douleur et ses limitations. Les thérapies les plus encouragées sont celles qui favorisent le conditionnement physique et les saines habitudes de vie. Toutefois, il est souvent très difficile pour une personne en douleur chronique de se reconditionner. D’où le rôle important des approches médicales pharmacologiques et interventionnistes favorisant le contrôle de la douleur qui permettra ce reconditionnement physique. D’où le rôle tout aussi important des approches non médicales favorisant la réadaptation telles que la physiothérapie, la kinésiologie et ses programmes d’exercices, la chiropraxie, l'ergothérapie, la psychothérapie, un programme de diminution de poids si nécessaire avec l’appui de nutritionniste.

Le premier objectif du traitement de la douleur chronique est d’améliorer le sommeil. Un trouble de sommeil peut même parfois être à l’origine d’une douleur chronique (voir apnée du sommeil). À noter que rarement, une intolérance alimentaire peut produire ou exacerber une douleur chronique (intolérance au lactose et au gluten). Le deuxième et troisième objectif est de contrôler la douleur au repos, puis à l’activité. Ce processus peut prendre plusieurs mois. Le succès thérapeutique dépend plus du patient que du médecin. Le médecin propose, le patient dispose.

La narcodépendance est aussi un phénomène biopsychosocial. Elle menace 3 à 5 % de la population selon les études. La narcothérapie ne sera initiée que lorsque toutes les autres avenues thérapeutiques disponibles auront échoué. La narcothérapie n’est pas un droit, mais un privilège ayant ses effets secondaires et risques. Son privilège est révoqué lorsque le patient en abuse.

Les cannabinoïdes sont pour le moment peu encouragés par le CMQ et j'appuie cette position.

Les infiltrations de cortisone (injection de cortisone) lorsque faite selon les recommandations établies ne causent pas les effets secondaires d'une corticothérapie orale prolongée. Les 2-3 premières infiltrations peuvent être pratiquées à quelques semaines d'intervalles pour être répétées par la suite aux 3 mois si nécessaires. Elles peuvent apporter un soulagement de plusieurs mois et même parfois éliminer une douleur chronique. Notons que lorsqu’une thérapie isolée, médicale ou non médicale, plafonne, elle devrait immédiatement être associée à sa contrepartie médicale ou non médicale. En d’autres mots, les combinaisons thérapeutiques sont plus efficaces que les thérapies isolées.

Il arrive parfois que la cortisone à dose suffisante provoque les effets secondaires suivants pour 24-48 heures : bouffées de chaleur, palpitations et insomnie. Ceci s’explique par le fait que la cortisone est un stimulant pour certains.

La corticothérapie orale est réservée aux maladies inflammatoires telles que l'arthrite rhumatoïde et la polymyalgia rheumatica.

Les infiltrations PRP/plasma riche en plaquettes consistent d’injections intra-tendineuse ou articulaire de plasma autologue (prélevé sur le patient) dont la concentration en plaquettes va être au moins 4 fois supérieure à la concentration normale du sang. Les plaquettes contenues dans le prélèvement, vont « s’activer » au contact du tissu lésé et entraîner leur dégranulation. Les granules alpha ainsi présents dans les tissus vont libérer de nombreux facteurs de croissance physiologiques responsables de la régénération tissulaire. Parmi ces facteurs de croissance, on retiendra principalement le vascular endothelial growth factor (VEGF) et le Plateled derived growth factor (PDGF), responsables de vascularisation (apport sanguin) et de croissance cellulaire, ainsi que les TGFb et bFBF (transforming growth factor et fibroblast growth factor) agissant sur l’endothélium et les fibroblastes responsables notamment de la fabrication du collagène, élément prédominant du tissu tendineux et articulaire. L’objectif étant donc de déclencher la libération d’un maximum de facteurs de croissance afin de démarrer la régénération du tendon ou de l'articulation malade.

Les infiltrations à points gâchettes ou « trigger points » soulagent souvent la douleur chronique pour 3 semaines et plus. Elles peuvent parfois éliminer une douleur chronique. Elles se font avec l’anesthésique xylocaïne qui a une demi-vie de 30 minutes, mais l’effet réflexe gâchette peut durer plusieurs semaines.

Nombreux patients préfèrent ces infiltrations mensuelles aux effets secondaires anti-cognitifs de la médication analgésique. La xylocaïne utilisée pour les « trigger points » cause souvent une ébriété de 15-30 minutes lorsque la dose est supérieure à 200mg. Les clients attendent régulièrement une quinzaine de minutes avant de quitter la clinique. Il arrive que cet effet perdure plus longtemps et c'est pourquoi il est souvent préférable d'être accompagné lors de la première visite. Il arrive aussi, mais rarement, que la xylocaïne provoque une fatigue qui peut durer quelques jours. Les infiltrations « trigger points » à base de xylocaïne peuvent être complétées avec de la cortisone ou un agent botulinique lorsque l’effet réflexe gâchette dure moins de 3 semaines.

La viscosuppléance articulaire à base d’acide hyaluronique est parfois nécessaire quand les infiltrations de cortisone soulagent peu ou pas.

Un mot sur la mode des infiltrations échoguidées et fluoroscopiques. L’IASP a déjà exprimé une opinion que j’ai toujours appréciée. Je le paraphrase :

Il est plus profitable pour la société de promouvoir une technique simple et peu coûteuse accessible à tous, même si considérée moins efficace (entre certaines mains) qu’une technique très coûteuse, jugée plus efficace, mais très peu accessible.

L'échoguidage est une technique où l'on utilise une sonde à échographie pour guider l'aiguille sur le site anatomique. Cette technique est surtout requise lorsque le site d'infiltration est profond tel une hanche ou une épaule.

De plus, il faut comprendre que les techniques d’infiltration sont très dépendantes du technicien (biais du technicien). Un habile technicien peut effectuer une infiltration par référence anatomique avec plus de précision que bien des techniciens qui utilisent l’échoguidage. Après une formation de 2 jours en échoguidage à l’Université de Toronto, j’affirmerai que ma technique par référence anatomique nécessité rarement d'être complétée par échoguidage.

J'utiliserai l'échoguidage pour certaines infiltrations articulaires au besoin et à la demande. Je vous encourage, si vous êtes souffrant et en attente d'une infiltration échoguidée ou fluoroscopique en milieu hospitalier à tenter une infiltration sous mes mains expertes. Je vous assure que la meilleure facon d'éviter une douleur chronique est de l'adresser pendant qu'elle est encore aiguë de de 6 à 8 semaines.

Le risque d'infection post infiltration toute catégorie confondue est statistiquement de 1-6/100,000.

Je discute à fond, dans la section adressée aux professionnels, des pathologies que je rencontre le plus souvent ainsi que de l’approche que j’ai développée en gestion de la douleur chronique. Je vous invite à y jeter un coup d'œil.

Je vous encourage aussi à consulter différents sites sur la douleur chronique tels que :

Passeport Santé
Société canadienne de psychologie
CPAC
Douleurchroniquequebec.ca

Aux professionnels (et aux patients)